Un poulailler qui fonctionne tient à sept cotes et à un principe de ventilation. Le reste, l'essence du bois, la couleur, la forme du toit, ne change à peu près rien au confort des poules ni à leur santé.
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Deux règles gouvernent le reste : le perchoir doit toujours être plus haut que les nids, faute de quoi les poules dorment dedans et salissent les oeufs, et la ventilation doit être haute, au-dessus des animaux, jamais à hauteur de perchoir.
Surface d'abri, longueur de perchoir, nombre de nids, ventilation et parcours.
| Cote | Valeur | Ce qui se passe si on la rate |
|---|---|---|
| Surface d'abri | 1 m² pour 2 à 3 poules | À l'étroit, le picage et les conflits deviennent permanents, et la litière ne sèche jamais |
| Hauteur intérieure | 1,20 m minimum, 1,80 m si vous entrez | Un abri bas se nettoie mal et se ventile mal. Prévoyez au minimum un toit ou une paroi ouvrante |
| Longueur de perchoir | 18 à 25 cm par poule, à 60-80 cm du sol | Trop court, les dominées dorment au sol ou dans les nids |
| Largeur du perchoir | 4 à 6 cm, posé à plat | Un rondin étroit laisse les doigts découverts, avec un risque de gelure en hiver |
| Trappe d'accès | 30 x 35 cm, avec planche antidérapante | Plus petite, les grandes races refusent de passer ; plus grande, elle offre un passage aux prédateurs |
| Ventilation haute | Environ 10 % de la surface du plancher | Sans elle, condensation, litière humide et ammoniac. C'est la cote la plus souvent oubliée |
| Hauteur du plancher | 25 à 30 cm au-dessus du sol | Un plancher posé au sol pourrit et abrite les rats sous lui |
Avant de scier une planche, choisissez l'endroit. Un poulailler bien construit au mauvais endroit reste un mauvais poulailler.
| Poste | À choisir | À éviter | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| Ossature | Bastaings ou tasseaux 45 x 45 mm en sapin traité classe 3 | Les tasseaux de 27 mm des kits du commerce | Un poulailler prend le vent comme une voile. Une ossature trop fine se déforme en deux hivers. |
| Bardage | Bois massif de 18 à 22 mm, à recouvrement | Contreplaqué de 10 mm ou panneau aggloméré | L'aggloméré gonfle et se délite dès la première année. Le bois massif se remplace planche par planche. |
| Plancher | Contreplaqué marine ou bois massif, surélevé de 25 à 30 cm | Plancher posé au sol | Un plancher surélevé prive les rongeurs de leur galerie et laisse l'air circuler dessous. C'est aussi ce qui sauve le bois. |
| Toiture | Bac acier ou plaque bitumée, avec un débord de 20 cm | Feutre bitumé agrafé à plat | Le débord protège les ouvertures de ventilation de la pluie battante. Sans lui, il faut choisir entre ventiler et rester au sec. |
| Ouvertures | Grillage soudé maille 13 mm, agrafé à l'intérieur | Grillage hexagonal dit à poules | Une fouine passe une maille de 40 mm et un renard déchire un fil de 0,8 mm. Voir notre page sur le grillage. |
| Traitement | Huile de lin ou lasure microporeuse, extérieur uniquement | Peinture glycéro, créosote, huile de vidange | L'intérieur reste brut : les produits filmogènes emprisonnent l'humidité et les vapeurs irritent les voies respiratoires. |
Quatre à six plots béton, mis de niveau à la règle et au niveau à bulle. Le châssis en bastaings vient dessus. C'est l'étape où une erreur se paie partout ensuite : prenez le temps du niveau.
Contreplaqué marine ou lames pleines, vissé sur le châssis. Certains ajoutent une plaque de tôle ou un revêtement lisse en surface pour faciliter le raclage, ce qui est confortable mais pas indispensable si la litière est profonde.
Montez chaque pan à plat, ossature puis bardage, avant de le relever. C'est infiniment plus rapide et plus précis que de travailler debout, et cela se fait seul.
Trappe, porte de service, ouvertures de ventilation hautes. Agrafez le grillage soudé à l'intérieur : agrafé à l'extérieur, il s'arrache d'un coup de patte de renard.
Vingt centimètres de débord de chaque côté, pour protéger les ouvertures hautes de la pluie battante et éloigner l'égouttage des parois.
Perchoirs en dernier, puis les nids en dessous. Prévoyez une planche à fientes amovible sous le perchoir : elle capte l'essentiel des déjections nocturnes et se racle en deux minutes, ce qui divise par trois le travail de nettoyage.
Huile de lin ou lasure, en deux couches, extérieur uniquement. Laissez sécher une semaine avant l'arrivée des poules, et n'appliquez rien à l'intérieur.
Comptez deux à trois mètres carrés d'abri, soit un mètre carré pour deux à trois poules, et environ soixante mètres carrés de parcours si vous visez le confort, avec un minimum praticable autour de trente. La surface d'abri compte moins qu'on ne croit puisque les poules n'y passent que la nuit : c'est le parcours qui détermine leur qualité de vie.
Non, dans la quasi-totalité de la France. Une poule supporte le froid sec sans difficulté, et une isolation mal posée crée surtout des cavités où s'installent les rongeurs et les poux rouges. Ce qui compte est la protection contre le vent, l'absence d'humidité et une bonne ventilation haute. Une isolation ne se justifie qu'en montagne, et jamais au détriment de la ventilation.
En dessous de 5 m² d'emprise au sol, aucune formalité d'urbanisme n'est exigée. De 5 à 20 m², une déclaration préalable de travaux est nécessaire, et les seuils diffèrent en secteur protégé. Vérifiez également le règlement du plan local d'urbanisme et celui du lotissement, qui peuvent imposer des reculs par rapport aux limites de propriété.
Entre 60 et 80 cm du sol pour des poules de gabarit courant, et 40 à 50 cm pour des grandes races comme la Brahma ou la Cochin, dont l'atterrissage est lourd et peut abîmer les pattes. La règle absolue est qu'il soit plus haut que les nids, d'au moins vingt centimètres, sans quoi les poules dormiront dans les pondoirs.
Oui, de 25 à 30 cm. Cela empêche les rongeurs de creuser des galeries sous le poulailler en s'abritant du regard, cela laisse l'air circuler et protège le bois de l'humidité du sol, et cela offre aux poules un abri sec sous l'abri par temps de pluie. Un poulailler posé à même la terre pourrit par le bas en trois ou quatre ans.