C'est la pièce la moins chère du poulailler et celle qui décide de la qualité de douze heures de sommeil quotidien. Une planche de récupération bien dimensionnée fait mieux qu'un accessoire du commerce, à condition de connaître deux cotes et une forme.
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Le mot perchoir induit en erreur. Contrairement à une perruche, une poule ne serre pas la branche : elle pose ses doigts dessus et laisse retomber son corps, plumage gonflé, en couvrant entièrement ses pattes. C'est ce détail qui commande toutes les cotes.
La conséquence pratique est immédiate : un barreau rond de section étroite, celui qu'on trouve dans la moitié des poulaillers vendus en kit, oblige la poule à replier ses doigts sur une surface courbe. Le poids porte sur une ligne au lieu d'être réparti, et surtout les doigts et l'avant du tarse restent exposés à l'air. En hiver, c'est exactement là que se produisent les gelures.
| Gabarit | Linéaire par poule | Largeur du perchoir | Remarque |
|---|---|---|---|
| Naines (Serama, Pékin, Soie) | 15 cm | 3,5 à 4 cm | La Soie ne se perche souvent pas : prévoyez un couchage au sol propre. |
| Races légères (Leghorn, Gauloise, Hambourg) | 20 cm | 4 à 5 cm | Se perchent haut et volontiers. Elles monteront le plus haut possible. |
| Races moyennes (Wyandotte, Marans, Sussex) | 22 à 25 cm | 5 cm | Le standard de référence pour une basse-cour familiale. |
| Races lourdes (Brahma, Cochin, Orpington) | 28 à 30 cm | 5 à 6 cm | Perchoir bas obligatoire : au-delà de 60 cm, la descente abîme les pattes. |
Ces linéaires correspondent à l'été. En hiver, les poules se serrent d'elles-mêmes pour se tenir chaud et occupent moins de place : mieux vaut donc prévoir large plutôt que juste, car l'inverse ne fonctionne pas. Une poule qui ne trouve pas sa place sur le perchoir dort au sol ou dans le pondoir, ce qui vous vaudra des oeufs souillés et une litière de pondoir à changer sans arrêt.
Entre 40 et 80 centimètres du sol pour la plupart des races, 30 à 50 centimètres pour les races lourdes et les sujets âgés. La tentation de monter haut vient d'une observation juste, les poules cherchent la hauteur, mais elle se heurte à une réalité mécanique : une Brahma de quatre kilos qui saute d'un mètre vingt encaisse un choc considérable sur des pattes qui ne sont pas faites pour cela. Les problèmes articulaires et les pododermatites chroniques des grandes races viennent souvent de là.
Si vous voulez de la hauteur, installez un escalier : deux ou trois perchoirs en gradins décalés, espacés de trente centimètres en hauteur et de quarante en profondeur. Les poules montent et descendent par paliers, sans jamais sauter.
Comptez au minimum trente centimètres entre le perchoir et le mur du fond, sinon la queue frotte et le plumage s'abîme. Si vous posez plusieurs perchoirs à la même hauteur, espacez-les de quarante centimètres au moins : en dessous, les poules du fond reçoivent les déjections de celles de devant, et les querelles de voisinage commencent.
C'est la règle d'aménagement qui règle le plus de problèmes d'un coup, et elle est ignorée dans la majorité des poulaillers du commerce, où le pondoir est monté sur pieds à mi-hauteur.
Une poule dort au point le plus haut qu'elle peut atteindre. Si le pondoir domine le perchoir, elle y passera la nuit. Vous récupérerez le matin un nid plein de déjections, des oeufs sales, une litière à renouveler chaque semaine, et un risque accru de développement des poux rouges, qui prospèrent dans les nids fréquentés en permanence. Remonter le perchoir de vingt centimètres coûte deux vis et supprime toute la série.
Une poule produit la majorité de ses déjections pendant la nuit, à l'aplomb du perchoir. C'est une chance : cela signifie que la saleté du poulailler se concentre sur une bande étroite et prévisible.
Une planche amovible ou un bac peu profond glissé vingt à trente centimètres sous le perchoir intercepte tout. On le vide en deux minutes une à deux fois par semaine, et la litière du reste du poulailler reste sèche pendant des mois au lieu de quelques semaines. Le nettoyage s'en trouve facilité, et une litière sèche, c'est aussi moins d'ammoniac, donc moins de problèmes respiratoires, et un cycle parasitaire cassé.
Le meilleur perchoir est un tasseau de sapin brut de 5 cm de large, arêtes arrondies au papier de verre, posé à 50 cm du sol, à 40 cm du mur, avec un bac amovible en dessous. Il coûte moins de dix euros en magasin de bricolage et surclasse tous les accessoires vendus avec les poulaillers en kit.
Prévoyez-le démontable, fixé sur deux tasseaux avec des vis et non collé : vous le sortirez pour le nettoyer à chaque traitement contre les poux rouges, et vous serez content de pouvoir le faire en trente secondes.
Entre 40 et 80 cm du sol pour la plupart des races, et 30 à 50 cm seulement pour les races lourdes comme la Brahma, la Cochin ou l'Orpington, dont les pattes supportent mal les descentes. Pour aller plus haut, installez des perchoirs en gradins décalés plutôt qu'un perchoir unique élevé.
4 à 5 cm de large pour des races moyennes, jusqu'à 6 cm pour les lourdes, avec les arêtes cassées au papier de verre. Il faut un plat, pas un rond : une poule ne s'accroche pas à sa perche, elle s'y assoit pieds à plat et les recouvre de son plumage.
Environ 20 à 25 cm de linéaire par poule de gabarit moyen, 15 cm pour une naine et jusqu'à 30 cm pour une race lourde. Prévoyez large : une poule qui ne trouve pas sa place dort au sol ou dans le pondoir, ce qui salit les oeufs et complique le nettoyage.
Parce qu'il est plus haut que le perchoir, ou aussi haut. Une poule dort toujours au point le plus élevé qu'elle peut atteindre. Remontez le perchoir au-dessus du niveau des nids, ou fermez les pondoirs le soir pendant une semaine, le temps que l'habitude se reprenne.
Une branche épaisse et à peu près droite fonctionne, à condition qu'elle offre une zone d'appui d'au moins 4 cm de large. Écorce retirée de préférence : elle se décolle et abrite les poux rouges. Une branche fine ou un manche à balai sont à éviter, ils laissent les pattes exposées au froid.
Non, ni peinture, ni vernis, ni traitement du commerce : le contact est permanent et la surface lisse gêne la prise. Du bois brut poncé est le meilleur choix. Pour lutter contre les poux rouges, un badigeon de terre de diatomée en poudre appliqué à sec dans les fissures est préférable à tout produit filmogène.