C'est la réponse à une question qu'on nous pose souvent : peut-on avoir des poules dans un jardin de ville de vingt mètres carrés ? Avec cette race, oui, et sans mauvaise conscience.
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Profil de la race, comparé aux 26 races du site
Le trait vertical marque la moyenne des 26 races du site sur chaque critère.
La distinction est technique et elle a des conséquences pratiques. La plupart des races naines sont des versions miniaturisées d'une grande race : il existe une Wyandotte grande et une Wyandotte naine, une Sussex grande et une Sussex naine, avec le même standard à l'échelle près. La Pékin, elle, est une vraie naine : il n'existe pas de Pékin grande race, elle n'a jamais eu d'équivalent en format standard.
Cela change son comportement. Une naine issue de miniaturisation garde souvent les besoins de sa grande soeur : le même goût de l'espace, la même activité. Une vraie naine a été façonnée depuis toujours à cette taille et son mode de vie va avec. La Pékin ne parcourt pas, ne creuse pas des cratères, ne cherche pas à s'éloigner. Elle se contente réellement d'un petit espace, ce qui n'est pas une concession qu'on lui impose.
Nous conseillons habituellement dix mètres carrés de parcours par poule. Pour la Pékin, un seul suffit, et deux ou trois donnent un enclos confortable. Trois Pékin vivent très bien dans un enclos de quatre mètres carrés avec un petit poulailler, ce qui rentre dans une cour de ville ou un coin de terrasse.
Deux réserves, tout de même. D'abord, un petit espace ne dispense pas d'un espace intéressant : quelques branches à des hauteurs différentes, un bac de terre sèche pour le bain de poussière, un chou suspendu. C'est l'ennui qui crée le picage, pas la surface en elle-même. Ensuite, un petit enclos se salit vite et se charge en parasites : la litière se change plus souvent, pas moins.
| Ce qu'il faut | Pour 3 Pékin | Pour 3 poules standard |
|---|---|---|
| Parcours | 3 à 6 m² | 30 m² |
| Abri | 0,8 m² | 1,5 m² |
| Hauteur de perchoir | 30 à 40 cm | 60 à 80 cm |
| Pondoir | 25 x 25 x 30 cm | 30 x 30 x 35 cm |
| Aliment par jour | 50 à 70 g par poule | 120 g par poule |
| Hauteur de clôture | 1 m suffit | 1,20 à 1,80 m |
Notes attribuées par nos soins sur l'ensemble des 26 races du site, à partir des standards de clubs et des retours d'éleveurs. Elles servent à comparer, pas à classer : une note basse en ponte n'est un défaut que si vous cherchez des oeufs.
La Pékin porte des plumes sur les tarses et les doigts extérieurs, souvent très abondantes. C'est le caractère qui fait sa silhouette de boule posée au sol, et c'est aussi son unique point de vigilance.
Sur un sol détrempé, ces plumes retiennent la boue, forment des manchons durcis qui tirent sur la peau et gardent une humidité permanente au contact du tarse. C'est le terrain idéal pour la gale des pattes, et l'inspection est plus difficile que sur une patte lisse : on ne voit pas les écailles se décoller.
La parade est simple et tient en deux points. Une zone abritée et sèche sur le parcours, ce qui est facile à faire sur quatre mètres carrés. Et une inspection mensuelle en écartant les plumes du tarse, une minute par poule. Dans un petit enclos couvert de ville, le problème ne se pose pratiquement pas ; c'est en jardin ouvert et argileux qu'il faut y penser.
La Pékin est une poule de contact. Elle vient, se laisse porter, s'installe volontiers sur des genoux, et son gabarit la rend facile à manipuler par un enfant. Sa docilité est notée 9 sur 10, tout près de l'Orpington et de la Poule de Soie.
Elle a en revanche un instinct couveur très marqué, noté 8 sur 10. Une Pékin couve souvent deux fois par saison, sur un nid vide s'il le faut, et elle est tenace. Sur une production déjà modeste de 80 à 110 oeufs par an, deux couvaisons coûtent l'essentiel du panier. Deux conséquences : si vous voulez des poussins, c'est une excellente mère, capable de couver des oeufs de grande race sans difficulté ; si vous voulez des oeufs, il faudra casser les couvaisons systématiquement et tôt, comme l'explique notre page sur la poule qui couve.
Pour un petit jardin de ville, une terrasse ou une cour, la Pékin est le meilleur choix du site, sans concurrence sérieuse. Elle vit bien là où les autres s'ennuient, elle mange moitié moins, elle ne vole pas, elle se laisse porter par les enfants. Trois Pékin sur quatre mètres carrés forment une basse-cour parfaitement légitime.
Ne l'achetez pas pour les oeufs : 80 à 110 par an et 32 g pièce, il en faut trois pour faire deux oeufs de poule standard, et les couvaisons amputent encore ce total. Si vous voulez à la fois le petit espace et un peu de production, une Poule de Soie ne fera pas mieux, mais une Wyandotte naine s'en approche avec un instinct couveur moins envahissant.
| Repère | Ce que ça veut dire |
|---|---|
| 1 m² par poule | Le plus petit besoin de parcours des 26 races, avec la Serama. |
| 10 sur 10 en petit espace | Elle supporte le confinement mieux que n'importe quelle autre race. |
| 32 g par oeuf | Comptez deux oeufs de Pékin pour un oeuf standard en cuisine. |
Un mètre carré de parcours par poule au minimum, deux à trois pour être confortable. Trois Pékin vivent très bien sur quatre à six mètres carrés avec un petit abri de 0,8 m². Prévoyez en revanche de l'occupation, quelques branches à hauteurs différentes et un bac de terre sèche : c'est l'ennui qui crée le picage, pas la surface.
80 à 110 par an, d'environ 32 g, soit à peu près la moitié d'un oeuf standard. À cela s'ajoutent les couvaisons, fréquentes chez elle, qui amputent encore le total. Ce n'est pas une poule de production et il ne faut pas l'acheter pour cela : c'est une poule de compagnie qui pond un peu.
Seulement sur un sol boueux. Les plumes des tarses retiennent la terre et l'humidité, ce qui favorise la gale des pattes et rend l'inspection plus difficile. Une zone sèche et abritée sur le parcours, plus un contrôle mensuel en écartant les plumes du tarse, suffisent à écarter le risque.
Très bien. Son gabarit de 550 g la rend facile à porter, elle se laisse manipuler sans se débattre et vient volontiers au contact. C'est avec la Poule de Soie et l'Orpington l'une des trois races que nous conseillons systématiquement quand il y a de jeunes enfants dans le jardin.
Correctement, grâce à son plumage très dense et à sa petite crête. Sa vraie faiblesse est l'humidité : plumage abondant et pattes emplumées supportent mal un abri mal ventilé ou une litière détrempée. Un poulailler sec avec une ventilation haute règle la question, et c'est de toute façon la base pour n'importe quelle race.