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Poule Orpington

Grande, douce et généreuse en oeufs. L'Orpington est la race la plus recommandée pour une basse-cour familiale avec enfants, quel que soit le niveau d'expérience.

Mis à jour le

Poule Orpington
Wikimedia Commons, CC BY-SA
Oeufs par an170 à 200
Couleur des oeufsBrun clair à crème
Poids adulte3 à 4,5 kg (poule), 4 à 5 kg (coq)
TailleGrande, bien en chair
Rusticité au froidExcellente
CaractèreTrès calme, affectueuse, peu active
Espace requis3 à 5 m² d'enclos / poule
Pour débutantsParfaite
OrigineAngleterre (William Cook, 1886)
Prix indicatif10 à 30 € selon coloris

Scores de la race

Ponte
6/10
Rusticité au froid
9/10
Docilité
10/10
Facilité d'élevage
9/10
Instinct maternel
8/10

L'Orpington, créée pour la famille anglaise

La race Orpington a été créée par William Cook, aviculteur de la ville d'Orpington (Kent, Angleterre) en 1886. Son objectif était de créer une race productive, belle et agréable pour la basse-cour domestique anglaise. Il y est largement parvenu : l'Orpington noire a été présentée pour la première fois à l'exposition de Crystal Palace en 1886 et a immédiatement connu un succès considérable.

Les coloris principaux reconnus au standard sont : noir, blanc, chamois (buff), bleu, et depuis peu lavande (une mutation récente très recherchée pour sa couleur gris perle). L'Orpington chamois ("buff Orpington") est la plus répandue en France.

Un caractère qui fait l'unanimité

L'Orpington est universellement décrite comme la race la plus douce et la plus docile parmi les grandes races. Sur ce registre des géantes paisibles, elle n'a guère de rivales en dehors de la Brahma et de la Cochin, deux autres colosses au tempérament tout en douceur. Elle se laisse facilement porter, ne cherche pas à fuir, et peut devenir véritablement affectueuse avec les personnes qui s'en occupent régulièrement. Contrairement à d'autres races dociles, elle n'est pas non plus passive : elle est curieuse et intéressée par son environnement.

En groupe, elle est peu dominatrice. Elle peut se trouver en bas de la hiérarchie si mélangée avec des races plus affirmées. Son instinct de couvaison est prononcé : attendez-vous à devoir gérer des couveuses régulièrement si vous ne voulez pas d'arrêts de ponte.

Sa ponte et son alimentation

L'Orpington est une bonne pondeuse sans être exceptionnelle : 170 à 200 oeufs par an en moyenne. Son point faible est sa tendance à devenir couvante fréquemment, ce qui interrompt la ponte pendant plusieurs semaines. Si vous voulez maximiser la production d'oeufs, la Sussex ou l'Australorp est plus adaptée. Si vous acceptez ces pauses et privilégiez le caractère, l'Orpington est un excellent choix.

Son gabarit imposant demande un apport alimentaire adapté. Elle est sujette à l'obésité si elle manque d'espace et d'exercice. Un enclos suffisamment grand et des granulés de ponte (pas d'enrichissement excessif en maïs) maintiennent son poids idéal.

Logement et espace

L'Orpington a besoin d'un peu plus de place au sol que la moyenne, à cause de son volume : prévoyez au moins 0,3 m² de poulailler par poule et 3 à 5 m² de parcours. Ses perchoirs doivent rester bas (40 à 50 cm) pour ménager les pattes et les articulations d'un oiseau aussi lourd lors des sauts.

Son plumage abondant la protège très bien du froid, mais retient l'humidité : un abri sec et bien ventilé est essentiel. Peu voilière et casanière, elle ne cherche jamais à s'échapper, et un grillage de 1,20 m suffit largement à la contenir.

Santé et robustesse

L'Orpington est une race solide et rustique, sans pathologie spécifique. Son principal point de vigilance est le poids : sa nonchalance et son bon appétit la prédisposent à l'embonpoint, qui nuit à sa ponte et à ses articulations. Un parcours suffisant et une ration maîtrisée sont la meilleure prévention.

Son plumage dense au niveau de l'arrière-train mérite une surveillance : vérifiez l'absence de salissures et de parasites (poux), et traitez préventivement le poulailler contre les poux rouges en été.

Gérer la couvaison

L'instinct maternel de l'Orpington est un atout pour qui veut faire éclore des poussins : c'est une excellente couveuse et une mère attentionnée. Mais pour qui vise les œufs, ses couvaisons fréquentes sont contraignantes. Pour casser une couvaison, isolez la poule quelques jours dans un espace frais, aéré et sans nid, jusqu'à ce que l'envie passe. Voyez notre guide poule qui couve, que faire.

Pour qui est l'Orpington ?

C'est la race familiale par excellence : douce, belle, câline et rustique, parfaite avec des enfants et idéale pour un premier élevage. Elle convient à qui privilégie le plaisir et le contact à la performance de ponte. Si vous voulez avant tout des œufs en quantité, orientez-vous plutôt vers la Sussex ou l'Australorp, quitte à garder une Orpington pour le plaisir et la couvaison.

Questions fréquentes

Les deux sont d'excellents choix familiaux. L'Orpington est la plus câline et la plus douce, un vrai gros nounours de basse-cour, mais pond moins (170-200 œufs) et couve souvent. La Sussex est presque aussi facile, pond davantage (250-300 œufs) et couve moins. Pour le câlin, l'Orpington ; pour les œufs, la Sussex.
C'est une variété au plumage gris-bleu très clair, presque perle, issue d'une mutation récente. Elle est très recherchée pour sa couleur et son aspect doux. À qualités d'élevage égales, elle se vend souvent plus cher que les coloris classiques comme le chamois (buff).
Modérément. Comme la plupart des races, elle ralentit fortement quand les jours raccourcissent, mais sa robustesse au froid l'aide à maintenir une petite production. Son plus gros frein hivernal reste la couvaison plutôt que le froid lui-même.

Sources

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