C'est la seule race du site qui obtient 10 sur 10 à la fois en rusticité et en autonomie. C'est aussi l'une des trois qui plafonnent à 4 en docilité. Ces deux chiffres racontent la même chose : elle n'a pas été façonnée pour vivre à côté de nous.
Mis à jour le
Profil de la race, comparé aux 26 races du site
Le trait vertical marque la moyenne des 26 races du site sur chaque critère.
La Gauloise est considérée comme la plus ancienne race française, et son intérêt tient précisément à ce qu'elle n'a pas subi. Là où la Orpington a été sélectionnée sur la douceur, la Leghorn sur la ponte et la Barbezieux sur la chair, la Gauloise a surtout été laissée à elle-même dans les fermes, où l'on gardait ce qui survivait.
Le résultat est une poule légère, deux kilos, à silhouette élancée et à musculature sèche, qui vole bien, court vite et se cache. Elle a gardé les réflexes que les races de basse-cour ont perdus : elle surveille le ciel, se met à l'abri au moindre passage d'ombre, dort haut, et ne s'endort jamais complètement au sol. Elle reste la plus proche de ce qu'était une poule de ferme avant l'aviculture moderne.
Cette même absence de sélection explique son déclin. Quasiment disparue après 1945, remplacée partout par des souches productives, elle figure aujourd'hui parmi les races menacées et son cheptel repose sur un réseau d'éleveurs de conservation. En acheter, c'est participer à ce maintien, ce qui n'a de sens que si l'on est en mesure de l'élever correctement.
On associe volontiers cette race à l'emblème national. La réalité est plus prosaïque : le coq comme symbole de la France vient d'un jeu de mots latin, gallus désignant à la fois le coq et l'habitant de la Gaule. Il n'a jamais désigné une race en particulier.
Cela n'enlève rien à la Gauloise dorée, dont le coq est superbe, avec son camail doré flamboyant, sa poitrine noire et sa longue queue arquée. Mais le lien est culturel, pas généalogique, et les fiches qui présentent cette race comme « le coq du drapeau » racontent une histoire plus séduisante qu'exacte.
Notes attribuées par nos soins sur l'ensemble des 26 races du site, à partir des standards de clubs et des retours d'éleveurs. Elles servent à comparer, pas à classer : une note basse en ponte n'est un défaut que si vous cherchez des oeufs.
La Gauloise dorée est une race magnifique et un mauvais premier choix. Si vous avez un hectare, une haie, des arbres et l'envie de voir des poules se comporter comme des poules, elle est difficile à égaler : autonome, résistante, vigilante, et elle porte une histoire qui mérite d'être soutenue.
Dans un enclos de cinquante mètres carrés avec des enfants qui veulent les caresser, elle sera une source de frustration des deux côtés. Pour entrer dans les races françaises sans cette difficulté, la Faverolles offre la douceur, la Marans l'oeuf remarquable et la Bresse Gauloise le plein air avec un caractère plus accommodant.
Non, pas au sens généalogique. Le coq est devenu emblème de la France par un jeu de mots latin, gallus désignant à la fois le coq et l'habitant de la Gaule. Le symbole n'a jamais désigné une race précise. La Gauloise dorée est bien la plus ancienne race française identifiée, et son coq est superbe, mais le lien avec l'emblème est culturel et non historique.
Nous le déconseillons. Elle est rustique et résistante, donc facile sur le plan sanitaire, mais son caractère la rend compliquée au quotidien : elle fuit la main, ne s'apprivoise pas, franchit une clôture de deux mètres et pond volontiers hors du pondoir. Pour une première basse-cour, une Sussex ou une Orpington offrent une expérience sans commune mesure.
150 à 170 oeufs blanc ivoire par an, d'un beau calibre pour une poule de deux kilos. C'est très correct pour une race ancienne non sélectionnée sur la ponte, d'autant qu'elle consomme peu et trouve une part réelle de sa nourriture au parcours. Elle couve en revanche assez souvent, ce qui ampute le total.
Oui, c'est la condition principale. Comptez au moins huit à dix mètres carrés de parcours par poule, avec de l'herbe, des haies et si possible des arbres. C'est une poule construite pour parcourir : dans un enclos réduit, elle s'agite, cherche à sortir en permanence et perd tout ce qui fait son intérêt.
Chez des éleveurs de conservation, dans les clubs avicoles départementaux et les bourses aux volailles. La race figure parmi les races menacées et son cheptel repose sur ce réseau. Comptez 15 à 35 € pour une poulette. Elle existe aussi en argenté, saumoné, noir et blanc, coloris plus confidentiels que le doré.